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NATIONAL RESEARCH
Project CGP/REM/057/SPA
Updated on 25/10/2004

Study of the interaction beetwen bottlenosed dolphin and the purse seine fishery in the Moroccan Mediterranean

Note: This web is done based on final report of this project

 

La présente étude entre dans le cadre du programme de "limitation des interactions filets de pêche-dauphins", mis en place par le Centre Régional de Nador de l’Institut National de Recherche Halieutique (INRH) du Maroc. Elle a bénéficié de l’appui financier du projet FAO/COPEMED et de l’expérience tunisienne en matière d’utilisation de l’appareil acoustique répulsif " Tube Dauphin " .

Sommaire

Introduction et objectifs

La Pêcherie

Méthodologie

Resultats et Discussion

Conclusions et Recommandations

Participants

Références Bibliographiques

 

 
Introduction et objectifs

 

La pêche aux petits pélagiques à la senne coulissante constitue l’une des principales activités littorales en Méditerranée marocaine. Elle emploie directement plus de 4000 pêcheurs, et réalise près de 48% du chiffre d’affaire de l’activité de pêche côtière dans la région, soit une moyenne annuelle d’environs 100 millions de Dirhams (Dirhams = 0.09€), avec une tendance stable au cours de la période allant de 1992 à 2001 (Ministère des Pêches Maritimes de Maroc, 2001).

Durant les années 80, ce sous secteur avait commencé à subir les effets négatifs des attaques de certains mammifères marins sur les filets des sennes coulissantes, au moment de l’encerclement des bancs de poissons. Ce problème se traduit par des dégâts et des pertes dues principalement à la détérioration de l’engin de pêche et à la perte partielle des captures.

C’est dans l’objectif de limiter ce phénomène que l’INRH, par le biais de son Centre Régional à Nador, a lancé un programme de recherche portant sur des essais d’utilisation de l’acoustique pour la réduction des interactions entre les dauphins et les filets de pêche. Un dispositif de répulsion par signal acoustique fabriqué et breveté par l’Institut National des Sciences et Technologies de la Mer (INSTM) de Tunisie a été expérimenté.

La fréquence de ces attaques n'a cessé d'augmenter au cours des dernières années, ce qui pousse actuellement la profession à se plaindre auprès des gestionnaires des pêches, afin que des mesures soient mises en place. Des embarquements réalisés à bords de sardiniers par une équipe de chercheurs du Centre Régional de l'INRH ont montré que le mamifère marin responsable est le Grand Dauphin (Tursiops truncatus), (Abid et al, 2002).

Les répercussions économiques de ce problème ne s'arrêtent pas à ce niveau de la filière. Étant donné la stabilité des prix au débarquement, la perte partielle de la capture, entraine une baisse du volume débarqué par les sardiniers,et par conséquent une baisse de la marge commerciale des mareyeurs, des usines de transformation et de conditionnement, ainsi que des autres intervenants de la filière.

Pour remédier à ce problème, les gestionnaires ont besoin d’information sur les effets négatifs de ce phénomène sur la pêcherie en question. Ils devront agir dans le cadre du respect des conventions régionales et internationales de conservation des cétacés. Le Maroc, étant un pays qui a ratifié certaines de ces conventions, notamment l'Accord sur la Conservation des Cétacés de la Mer Noire, de la Méditerranée et de la Zone Atlantique Adjacente (ACCOBAMS), s’engage alors à éviter tout comportement qui risque de nuire à ces mammifères. 

Dans ce sens, la présente étude porte dans une première étape sur l’évaluation économique de l’impact négatif des mammifères marins sur la pêcherie en question. Cette évaluation va se limiter au « niveau de production » de la filière d’exploitation des petits pélagiques, situé entre la pêche du poisson et la vente des débarquements.

Les objectifs principaux sont:

  • L’évaluation du niveau du phénomène d’attaque du Grand Dauphin sur les filets de pêche.

  • L’identification et l’estimation des pertes et dégâts causés à la pêche aux petits pélagiques par le mammifère.

  • L'évaluation des répercussions  financiers et économiques de ces pertes et dégâts .

  • Dans une deuxième étape, il s'agit d'une évaluation technique et économique de la utilisation d’un appareil acoustique dit «Tube Dauphin», conçu pour éloigner les dauphins des filets, lors des opérations de pêche.

 
La pêcherie

 

Caractéristiques de la flottille de pêche

Les senneurs actifs le long de la Méditerranée marocaine sont au nombre de 146 (Tableau 1). Ils sont rattachés au niveau de sept ports dont les principaux sont ceux de Nador, Al Hoceima, M’Diq et Tanger. Ces unités de pêche réalisent leurs opérations dans la bande côtière méditerranéenne à des profondeurs qui généralement ne dépassent pas 100 mètres. Une partie de cette flottille migre parfois vers les ports de l’océan Atlantique quand elle juge que les captures y sont plus intéressantes que celles réalisées en Méditerranée.

Ces unités ont en moyenne une puissance de 247 Cv, un Tonnage de jauge brute de 36 TJB et une longueur de 17 m. Ces caractéristiques varient d’un port à l’autre comme le montre le tableau 1 où l’on remarque que les senneurs d’Al Hoceima ont les capacités moyennes les plus élevées. La taille de l’équipage varie entre 9 et 40 membres par bateau en fonction du tonnage de jauge brute de ce dernier. (Roullot et al, 1984).

Tableau 1:  Caractéristiques des senneurs

Ports  Tonnage jauge brute  Puissance en CV  Nombre de sardiniers
Al Hoceima  59  370  28
Nador/Ras Kebdana  42  310  35
M'Diq  30  185  43
Tanger  33  230  28
Méditerranée  36  247  146

Un autre type de flottille pratique aussi la pêche à la senne coulissante quant elle devient intéressante, mais leur niveau d’activité en tant que senneur reste relativement faible. Ce sont les palangriers-sardiniers, au nombre de 42 unités opérationnelles le long de la Méditerranée marocaine.

La capture est composée principalement de sardine avec plus de 68 % de l’ensemble des prises, d’où l’appellation de « sardiniers » donnée aux bateaux exerçant ce métier. Le reste de la capture est composé en majorité de bogue, de maquereau et de chinchard.

Le volume moyen annuel de petits pélagiques débarqués durant la période 1992-2001, sans tenir compte des débarquements de la flottille rattachée au port de Tanger, est de l’ordre de 22800 tonnes avec un coefficient de variation de 0,21. Pour le port de Tanger, presque la totalité de la production débarquée est pêchée  en l’Atlantique.

 
Méthodologie
 

 Localisation et dates de l'étude

La collecte des données a couvert les principaux ports de pêche situés dans la zone comprise entre Ceuta et Sädia (Fig. 1), de Mars à Novembre 2002. Elle s'est effectuée au moyen de questionnaires  auprès de la profession, complétés par des embarquements de trois scientifiques à bord de sardiniers (45 jours)  afin de vérifier les informations fournies par la profession et d'observer le phénomène d'interaction.

Figure 1: Carte de situation des ports de pêche aux petits pélagiques dans la zone de d'étude

Les données collectées ont été utilisées pour calculer les variables suivantes:

Évaluation de la fréquence des attaques:

La formule de calcule est la suivante:

Fréqp,i : fréquence des attaques du Grand Dauphin au niveau du port p durant le mois i.
SPatt  : sorties de pêche attaquées par le Grand Dauphin.
SPt     : sorties de pêche totales réalisées.

 Identification et évaluation des pertes et dégâts:

  • Les pertes dues à la fuite partielle de la capture encerclée par la senne coulissante (PPCE) :

On.atta : produit brut moyen par opération non attaquée,
PBOatta   : produit brut moyen par opération attaquée,
Oatta        : nombre d’opérations attaquées.

  •  Les pertes issues de l’annulation des opérations de pêche (PAOP):

PBOn.atta : produit brut moyen par opération non attaquée,
Oannu         : nombre d’opérations de pêche annulées suite au problème d’interaction.

  • Les pertes issues de l’annulation des sorties de pêche (PASP) :

MBSn.atta : marge brute moyenne par sortie de pêche non attaquée,
SPannu     : nombre de sorties de pêche annulées suite au problème d’interaction.

  •  Les frais additifs de la réparation des filets endommagés (FRF) :

FRFS : frais de réparation des filets par sortie attaquée i,
n : nombre de sorties attaquées.

  • Les dégâts annuels issus de l’augmentation des charges d’amortissement des filets suite à la réduction de leur durée de vie (FAF) :

NPA    : nombre de pièces de filet touchées par les attaques,
PPA     : prix de renouvellement d’une pièce de filet,
DVa.atta  : durée de vie en années d’une pièce de filet avec les attaques,
DVs.atta  : durée de vie en années d’une pièce de filet sans les attaques.

Répercussion du phénomène sur les niveaux financiers et économiques:

RR : réduction des revenus ou recettes en pourcentage,
RIA : revenus dans l’hypothèse d’inexistences des attaques,
RSA : revenus dans la situation actuelle correspondante à celle avec existence des attaques.

Évaluation technique de l’utilisation du Tube Dauphin

Chacun des 50 senneurs qui ont été choisis dans l’échantillon, a bénéficié d’un Tube Dauphin. Les patrons de pêche ont bénéficié de séances de formation et d'assistance à l'utilisation du dispositif.

Pour évaluer son efficacité, le dispositif répulsif n’a été utilisé qu’une fois le Grand Dauphin est détecté visuellement par les pêcheurs, près des filets ou en direction vers ces engins. L’efficacité (Effi) a été estimée en pourcentage de réussite à travers la formule suivante :

A : nombre de fois que le dauphin a fuit le lieu de pêche sans endommager les filets, après utilisation du dispositif,
B : nombre de fois que le dispositif a été utilisé, une fois le dauphin est détecté.

Les données nécessaires ont été recueillies à travers l’observation visuelle des pêcheurs. Elles portent sur les conditions de détection du mammifère (en direction des filets, rodant près des filets ou s'éloignant des filets), le comportement de ce dernier après utilisation de l’appareil répulsif (fuite, fuite puis retour, pas de fuite, aucune idée) et sur l’état des filets après interaction.

 
Résultats et Discussion
 

Intensité et distribution spatial et temporelle de l'interaction

La fréquence moyenne des sorties de pêche faisant l’objet de l’attaque par le Grand Dauphin est de l'ordre de 16%. Parfois, une même sortie de pêche peut faire l’objet de plusieurs attaques

Une analyse spatiale des résultats révèle une augmentation de l'intensité du phénomène au fur et à mesure que l'on se dirige vers l'ouest des côtes marocaines de la Méditerranée. La figure 2 montre la distribution de la fréquence des attaques par port d’attache des bateaux: On voie que la plus élevée est celle du port de M'Diq (19%suivie par le port d' Al Hoceima (16%), la plus basse (9%) étant celle de Nador.

Figure 2: Fréquence (%) des attaques par port.

On observe une importante variation des attaques au cours de l'année, avec une réduction de l'intensité durant la période estivale (Fig. 3). Cependant, cette période de l’année correspond à des niveaux élevés de l'effort de pêche en raison des conditions climatiques plus favorables pour la navigation (Fig. 4).

Figure 3: Évolution des fréquences des attaques au cours de l'année.

Figure 4: Évolution de l'effort de pêche total au cours de l'année 2002 (source: ONP).

Ces données indiquent que l'intensité du phénomène est liée plutôt au comportement du mammifère conditionné par l'environnement et non au niveau d'effort de pêche.

Identification des pertes et dégâts occasionnés à la pêche

Figure 5: Schéma des effets e conséquences de la présence du dauphin sur la pêche

Les recherches effectuées sur le terrain, ont révélé différents types de pertes et dégâts, occasionnés aux pêcheurs suite aux attaques du Grand Dauphin sur le banc de poisson encerclé par la senne coulissante.

Les attaques se font au moment où le poisson se trouve groupé en masse contre une partie de la senne. Il en résulte des déchirures au niveau des parties du filet qui se trouvent prises entre les mâchoires de ce mammifère ; la majorité de ces déchirures (Fig. 6; Fig. 7) se situe au niveau des dernières parties du filet soulevées de la mer, soit 100 à 200 mètres de longueur. Les conséquences sur la pêcherie sont la perte partielle de la capture encerclée due à la fuite du poisson et, aussi la perte éventuelle de la capture en cas d'annulation des opérations de pêche. Ceci se traduit par une réduction du produit brut, une perte de temps et une plus grande consommation de carburant. De même la réparation  et le changement précoce des filets provoquent l'augmentation des frais d'amortissement et de réparation des filets.

Figure 6: Formes des déchirures occasionnées par les dauphins

Figure 7: Importance des déchirures sur une partie des filets

Un autre type de perte est  a lieu après des opérations d’allumage des feux pour grouper le poisson et le faire remonter en surface, quand le  dauphin pénètre au sein du banc et le fait disperser. Ceci entraîne l’annulation de l’opération de pêche, ce qui se traduit par la perte de la capture.

La recherche du poisson dans des zones plus éloignées à conséquence du crainte du patron envers les attaques des dauphins provoquent aussi une perte de temps et augmentation de la consommation du carburant.

Résumé de l'évaluation économique sur l'activité sardinière 

Les répercussions économiques du phénomène d’interaction, seront évalués sur la base des pertes et dégâts causés par la fuite partielle du poisson encerclé par la senne tournante à travers les déchirures, au moment de l’attaque du dauphin,l’annulation des opérations de pêches, l’annulation des sorties de pêche,la réparation des filets endommagés par le mammifère, et l’augmentation des frais d’amortissement des filets de pêche.

Pour l’ensemble de la méditerranée, la perte de la capture en poids résultant de l’interaction entre les senneurs et les dauphins, est estimée aux environs de 7%.

Le niveau des pertes et dégâts économiques, varie d’un port à l’autre. En effet, pour un sardinier actif durant tout le mois au niveau du port où il est rattaché, les pertes mensuelles moyennes en valeur ajoutée, varient entre un minimum de 12 700 Dhs enregistré au niveau du port de Nador, et un maximum de 35 200 Dhs au port de M’Diq ; le port d’Al Hoceima se situe dans une position intermédiaire avec des pertes mensuelles estimées à près de 26 300 Dhs par sardinier. Cette variation entre les ports est due principalement à la variation des fréquences des attaques qui, plus elles augmentent, plus le niveau des pertes et dégâts est important.

En moyenne, chaque sortie attaquée entraîne des pertes de l’ordre de 6 900 Dhs, dont 57% issues de la fuite du poisson à travers les déchirures occasionnées lors de l’incident, 22% suite à la réduction de l’activité de pêche (à savoir l’annulation des sorties et opérations de pêche), et 21% dus à l’endommagement des filets de pêche (frais additif de réparation et d’amortissement des filets).

D’une manière globale, les pertes annuelles en valeur ajoutée du secteur de pêche sardinière en Méditerranée marocaine, suite à ce phénomène d’interaction, se chiffrent à près de  23 millions de Dhs pour environ 3400 sorties de pêche attaquées. Le tableau 6 montre que les pertes varient d’un port à l’autre suite à la variation du nombre d’attaques enregistrées. Le port de M’Diq connaît le niveau des pertes le plus élevé avec près de 10 MDhs pour l’ensemble de la flottille, vient par la suite le port d’Al Hoceima avec environ 7,5 MDhs, alors que le port de Nador enregistre les pertes les moins élevées qui se situent aux alentours de 1.8 MDhs, du fait des niveaux relativement faibles de l’effort de pêche et des fréquences des attaques.

Tableau 2: Analyse économique dans la région

Région  Effort annuel de pêche  Fréquence des sorties attaquées Nombre de attaquées par an Pertes moyennes par attaque (dhs) Pertes totales en millions de dirhans
Al Hoceima 6800  16%  1100 7700 8,2
Nador/Ras Kebdana 300  9%  300 6450 1,8
M'Diq  8300  19% 1600 6550 10,3
Mediterranée  208000 16% 3400 6950 23,3

Pour l'ensemble des ports et la durée de l'étude, le tube a montré une efficacité moyenne d'environs de 21% qui varie au cours des mois et d'un port à l'autre (Fig.7). Cette efficacité varie au cours des mois et d’un port à l’autre.

Figure 7: Évolution de l'efficacité (%) du tube durant les moins

La diminution de l’efficacité du tube est certainement due à la détérioration de l’engin à force de frappe à coût de marteau, et à son exposition fréquente à l’eau de mer (durée de vie est d’environs 6 mois selon Mr. Lotfi Ben Naceur de l’INSTM de Tunisie). Toutefois, la chute brutale de l’efficacité après les deux premiers mois, pourrait être due à l’adaptation du dauphin à l’engin répulsif, mais des études scientifiques restent à faire pour approuver ou rejeter cette hypothèse.

En considérant les différences entre les ports, Il faut noter que l'efficacité du tube est liée principalement à la correcte utilisation de l'engin. Ceci explique la plus grande efficacité pour le port d'Al Hoceima (36%) ou les pêcheurs ont utilisé le tube de façon plus correcte que les pêcheurs du port de Nador (22% efficacité) et de M'Diq (11% efficacité).

 
Conclusions et recommandations
 

Les conclusions de cette étude sont les suivantes :

  • L'effet négatif du phénomène se présente sous forme d'attaques du dauphin sur le banc de poisson encerclé par la senne coulissante, ce qui se traduit par l'endommagement des filets de pêche et la réduction des captures de près de 7%.

     

  • Les attaques augmentent à mesure que l'on se dirige vers l'Ouest de la Méditerranée marocaine. Elles baissent durant la période estivale. La variation des fréquences des attaques serait due au comportement du mammifère, qui est conditionné par l'environnement qui l'entoure.
     

     

  • Les pertes annuelles liées à ce problème représentent, pour l'ensemble du secteur de pêche sardinière de la zone d'étude, une valeur de l'ordre de 23 millions de Dirhams, dont 56% sont dus à la perte partielle de la capture, 23% à la réduction de l'activité de pêche, et 21% à l'engagement de frais additifs de réparation et de renouvellement des filets endommagés.
     

     

  • Ces répercussions peuvent expliquer en partie la migration des sardiniers de Nador vers les ports de l'Atlantique, alors qu'à Al Hoceima la profession bénéficie d'un support financier de la part des mareyeurs.
     

     

  • La mise en expérimentation du « Tube Dauphin » pour réduire les interactions a donné les résultats escomptés dans 50% des cas lors des premiers mois d'utilisation. Puis, nous avons remarqué une chute rapide de l'efficacité de cet appareil, qui pourrait être due à l'adaptation du mammifère.  Toutefois des études scientifiques restent à faire pour confirmer ou rejeter cette hypothèse.

     

  • L'utilisation de cet appareil répulsif a permis de réduire les pertes de près de 21%, ce qui permettrait de récupérer une valeur ajoutée annuelle de près de 4,8 millions de Dhs pour l'ensemble du secteur de pêche sardinière en Méditerranée marocaine.

Ces conclusions permettent de formuler les recommandations suivantes :

  • L’ampleur des pertes économiques dues à l'interaction entre le grand dauphin et la pêche à la senne coulissante impose la mise à disposition de moyens de recherche supplémentaires afin de suivre de près l’évolution du phénomène et d'approfondir l'étude. L’objectif est de remédier aux répercussions négatives sur le secteur de la pêche tout en évitant tout comportement qui risquerait de porter atteinte au dauphin.

     

  • Les méthodes de répulsion restent les plus adaptées pour limiter les interactions. L’utilisation de dispositifs électroniques précis et plus faciles à mettre en oeuvre peuvent rendre plus efficace l'usage de l’appareil répulsif.

     

  • Par ailleurs, les pertes causées par le Grand Dauphin peuvent être compensées par l’amélioration de la rentabilité de la pêche sardinière et par une gestion rationnelle visant à un niveau d’exploitation optimal et durable de la ressource.

     

  • L’état des connaissances sur les cétacés en Méditerranée marocaine mérite d’être approfondi par la réalisation d’études portant sur leurs populations, leurs habitats et leur comportement.

     

  • Enfin, et dans le cadre de la gestion intégrée du littoral pour un développement rationnel et durable, le développement d’unités touristiques d’observation des cétacés en mer « Whale watching » devrait être étudiée.

 
Participants
 

SROUR Abdellah
Directeur de l´INRH
B.P. 493
Boulevard Zerktouni
Nador
MAROC
E-Mail:

 

 

NAJIH Mohamed
INRH
B.P. 493
Boulevard Zerktouni
Nador
MAROC
 

 

ZAHRI Yassine
INRH
B.P. 493
Boulevard Zerktouni
Nador
MAROC

 

ABID Noureddine
INRH
B.P. 493
Boulevard Zerktouni
Nador
MAROC
E-Mail:

ELOUAMARI Najib
INRH
B.P. 493
Boulevard Zerktouni
Nador
MAROC
E-Mail:
ABDELLAOUI Benyounes
INRH
B.P. 493
Boulevard Zerktouni
Nador
MAROC
E-Mail:
 
Références Bibliographiques

 

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